| Loueur
en Meublé Professionnel
Dispositif
Sont
considérés comme des loueurs en meublé professionnel
des personnes qui réalisent plus de 23 000 €
de recettes annuelles au titre de la location d'habitation meublés
ou retirent de cette activité au moins 50% de leur revenu,
sous réserve qu'elles soient par ailleurs immatriculées
au Registre du Commerce et des sociétés au titre
de l'activité exercée.
Caractéristiques
du logement en meublé
La
location d'un local d'habitation garni de meubles est regardée
comme une location meublée lorsque les meubles loués
avec le local sont suffisants pour donner à ce dernier
un minimum d'habitabilité.
Deux
conditions doivent donc être simultanément réunies :
-
La location doit porter sur des locaux d'habitation,
-
Le logement doit être suffisamment meublé pour être
« habitable ».
Statut
juridique de l'acquéreur
-
personne physique (1)
-
personne morale (société translucide : article
8 du CGI) : (SARL de famille (2), EURL, SNC)
en cas de refus d'immatriculation
au Registre du Commerce et des sociétés (certains
greffes regardent l'activité comme civile et non commerciale),
conserver la lettre de refus d'inscription.
Option pour le régime des
sociétés de personne (article 239 bis AA du
CGI).
Obligations
Les
loueurs en meublé professionnels sont tenus au respect
de toutes les obligations comptables et déclaratives des
commerçants.
Si
l'activité est exercée au travers d'une société,
cette dernière doit de surcroît tenir un registre
d'assemblée où sont retranscrites les assemblées
générales ordinaires ou extraordinaires.
Fiscalité
Modalités
d'imputation des déficits
Le
loueur en meublé professionnel est autorisé à
imputer les déficits occasionnés par cette activité
sur son revenu global (article 156-I-4° du Code général
des Impôts)
Le
loueur en meublé, pour ce faire, doit expressément
renoncer au régime de la micro-entreprise et opter pour
un régime réel d'imposition, réel simplifié
ou réel normal. Le résultat est déterminé
en prenant en compte l'ensemble des charges engagées pour
les besoins de l'exploitation, y compris les frais d'étude
et de recherche exposés pour l'activité, et les
intérêts d'emprunt. Sont également déductibles,
les dépenses d'entretien et de réparation, les charges
de copropriété*, les taxes foncières* et
professionnelles, les frais de comptabilité, et toutes
les charges sociales découlant du statut de loueur en meublé
professionnel (cotisations d'assurance vieillesse, allocations
familiales, etc.).
*sous réserve, en cas d'exploitation individuelle,
que les locaux soient inscrits à l'actif.
Les
amortissements
Les
amortissements de l'immobilier et du mobilier ne peuvent engendrer
un déficit imputable sur le revenu global.
Leur
déduction ne peut en effet excéder, au titre d'un
même exercice, le montant des loyers diminué des
autres charges afférents aux biens loués (article
39C du Code Général des Impôts).
Les
amortissements non déduits sont reportables sans limitation
de durée.
La
déduction des frais d'ingénierie* et d'acquisition
des immobilisations peut être effectuée :
-
pour la totalité de leur montant au titre des charges
de l'exercice au cours duquel elles ont été engagées,
-
ou de manière échelonnée, sur une période
maximale de cinq ans suivant un plan d'amortissement linéaire.
Ce plan ne peut être modifié au cours de la période
d'amortissement (article 39 B du Code Général des
Impôts).
*sous réserve qu'ils aient été
exposés en vue de la réalisation de l'activité.
L'exonération
des plus-values
Les
plus-values sont exonérées d'impôts si l'activité
est exercée à titre professionnel depuis au moins
5 ans et si les recettes n'excèdent pas 150 000 €
TTC (article 151 septies du Code Général des Impôts).
ISF
Depuis
la loi de Finances 1999, la possibilité d'exonération
au titre de l'ISF est limitée aux loueurs en meublé
professionnels qui remplissent cumulativement les conditions suivantes :
-
Immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés
au titre de l'activité exercée.
-
Réalisation d'un chiffre de recettes annuelles supérieur
à 23000 €
-
Revenus tirés de l'activité représentant
plus de 50% des revenus professionnels du foyer fiscal.
Transmission
de l'activité
Les
loueurs en meublé professionnels sont autorisés
à se prévaloir du régime de faveur dont bénéficient
les transmissions d'entreprise.
Les
ayants droit sont autorisés à différer, puis
étaler le paiement des droits de mutation dans les conditions
suivantes :
-
Différé de paiement pendant 5 ans.
A
l'issue de cette période :
-
Fractionnement du paiement sur 10 ans par échéances
semestrielles (à un taux réduit, compris entre 1
et 2%).
Si
les héritiers conservent le statut de loueur professionnel,
ils seront autorisés à déduire de leur résultat
le montant des droits de succession acquittés.
Récupération
de la TVA
L'activité
de loueur en meublé professionnel est exonérée
de TVA.
L'acquisition
de biens neufs permet sous certaines conditions, d'obtenir l'assujettissement
de la TVA, lorsque :
La
résidence offre certaines prestations de base (accueil
et réception, fourniture de linge de maison, nettoyage
des locaux, et service du petit déjeuner),
La
résidence est louée par bail commercial à
un exploitant unique, immatriculé au registre du Commerce
et des Sociétés au titre d'une activité remplissant
les conditions ci-dessus.
L'assujettissement
à la TVA est cependant subordonné à la renonciation
au régime de la franchise en base applicable de plein droit
jusqu'à 76000 € de recettes annuelles.
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