| LOI
DE ROBIEN - Ancien
Principe
Les
mesures en faveur du logement locatif sont élargies à
l'ancien, en cas d'acquisition suivie d'une réhabilitation
conséquente.
Pour la première fois, l'aide à l'investissement
locatif s'applique également au logement locatif ancien,
en cas d'acquisition suivie d'une réhabilitation conséquente
.
Cette mesure permet, notamment, la remise sur le marché
locatif de logements vacants parce que trop dégradés
et ne correspondant pas aux normes de décence (prévues
à l'article 6 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989
tendant à améliorer les rapports locatifs), à
condition qu'ils fassent l'objet de travaux de réhabilitation
leur permettant d'acquérir des performances techniques
voisines de celles des logements neufs.
Ce mécanisme concernerait également des locaux affectés
à un usage autre que l'habitation, acquis à compter
du 3 avril 2003 et que le contribuable transforme en logements
(voir décret d'application).
Réhabilitation conséquente
La réhabilitation doit être attestée
par un professionnel du diagnostic ayant établi deux états
descriptifs.
Un arrêté (JO n°295 du 21/12/2003)
définit la nature et l'ampleur des travaux de réhabilitation
à prévoir pour pouvoir amortir le coût de
l'acquisition et des travaux.
Avant le début des travaux, est exigée une attestation
effectuée par un professionnel du diagnostic prouvant qu'au
moins deux caractéristiques majeures du logement font qu'il
n'est pas décent (absence d'installations sanitaires, infiltrations
d'eau...).
Une fois les travaux réalisés, un certificat établi
par un professionnel du diagnostic doit être fourni, attestant
que les équipements et le confort du logement sont désormais
équivalents à ceux d'un logement neuf, tant du point
de vue des performances énergétiques du logement
et de sa ventilation, que des installations de plomberie, de gaz
ou d'électricité et de ses performances acoustiques.
Engagement
des investisseurs
Le
propriétaire du logement doit prendre l'engagement de le
donner en location nue à titre d'habitation principale
à une personne autre qu'un membre de son foyer fiscal pendant
une durée minimum de neuf ans. Cette durée est appréciée
de date à date à compter de celle de la prise d'effet
du bail.
La
location doit être effective et continue et prendre effet
dans les douze mois de l'achèvement des travaux.
Depuis
le 3 avril 2003, les plafonds de ressources du locataire ont été
supprimés.
Location
à un enfant ou à un ascendant :
Pour
les investissements réalisés à compter du
9 octobre 2002, le titulaire du bail peut-être un ascendant
ou un descendant du propriétaire ou encore un ascendant
ou un descendant de l'un des membres du foyer fiscal. En revanche
la location à un membre du foyer fiscal du propriétaire
suspend le régime d'amortissement y compris lorsqu'il s'agit
d'un ascendant ou descendant du propriétaire.
Plafond
de loyer à respecter
Pour
les baux conclus depuis le 3 avril 2003 :
Zone
A (Paris, RP, Côte d'azur,
Genevois français)
14,40 €/m²
Zone
B (agglomération de plus
de 50 000 habitants,
9,40 €/m²
villes
chères situées à la marge de l'Ile-de-France,
zones littorales et frontalières) Zone
C (reste du territoire)
9 €/m²
Extension
aux locations déléguées
Afin
de permettre à des bailleurs de déléguer
la gestion locative de leur logement, le nouveau dispositif s'applique
aux locations nues consenties à un organisme public ou
privé qui le donne en sous-location.
Défiscalisation
Principe
de l'amortissement :
La
déduction au titre de l'amortissement est calculée
sur le prix d'acquisition des locaux, augmenté du montant
des travaux de transformation ou de réhabilitation. La
période d'amortissement a pour point de départ
le premier jour du mois de l'achèvement de ces travaux.
La
déduction possible est de :
8% pendant les cinq premières années,
soit 40% de la valeur du bien
2.5% les quatre années suivantes,
soit 10% de la valeur du bien
A l'issue de cette période de neuf
ans, vous pouvez renouveler l'amortissement pendant deux fois
trois ans à 2.5% par an, soit encore 15% de la valeur
du bien.
Au
total sur quinze ans, c'est bien 65% du prix de revient du bien
qui seront déduits de la totalité de vos revenus
fonciers, diminuant votre revenu imposable en cas de déficit
foncier, donc au total vos impôts.
Notre
avis :
Il
s'agit pour vous d'une vraie économie car l'amortissement
déductible n'est pas lié à une sortie de
trésorerie.
Constitution
d'un déficit foncier :
Déduction
forfaitaire majorée de 40% au lieu de 14% normalement sur
leurs revenus fonciers,
La
loi Robien vous permet également de déduire de
vos revenus fonciers (des loyers) toutes les charges liées
à l'acquisition et à l'exploitation de votre bien
immobilier :
Frais de gestion et d'assurance
Intérêts d'emprunt
Taxes foncières
Le déficit foncier est imputable
sur l'ensemble de vos revenus :
Lorsque
l'amortissement et la totalité des déductions
dépassent largement le montant des loyers, vous créez
alors un déficit foncier qui comme avec la loi Besson,
est déductible sur la totalité de vos revenus
imposables dans la limite de 10 700 € par an. Au-delà
de ce plafond, vous pouvez reporter le solde déficitaire
restant durant les dix années suivantes.
NB
: la possibilité de louer aux ascendants et descendants
tout en bénéficiant des avantages fiscaux de Robien
est maintenue. Les logements achetés en Besson à
compter du 9 octobre 2002 bénéficiaient eux aussi
de cette faculté.
Cet
avantage fiscal ne se cumule pas avec d'autres avantages fiscaux,
ne peut bénéficier du régime micro ni du
dispositif « Lienemann ». Le non-respect
de l'une des conditions entraîne la remise en cause de
l'avantage fiscal. Le montant des amortissements déduits
est réintégré au revenu foncier de l'année
au cours de laquelle intervient la remise en cause, avec application
d'un système de quotient.
Cela
étant, aucune reprise n'est effectuée lorsque
la violation de l'engagement est consécutive à
un décès, un licenciement ou une invalidité
du contribuable.
Pour plus d'informations, contactez-nous. |